Le titre

Que sont « Les veines destinées »?
À l’audition, on entend /vɛn/, comme dans vaine, du latin vanus, vide. « Les vaines destinées », des destins vides de sens, stériles, sans consistance, qui se traversent sans conscience. Mais à l’écrit, on lit « veines », comme les veines du bois, de la pierre. Comme ces lignes de vie qui nous parcourent et véhiculent l’énergie qui nous maintient en piste, sur notre voie.
Ce récit, c’est cela, l’histoire du passage de « vaines » à « veines ». C’est aussi, pour moi, l’histoire de cette création, en mettant les outils en place pour y arriver et transformer mon « a » en « e » . C’est aussi plus largement une invitation lancée à tous.

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L'histoire

Je suis confronté à un dilemme, à savoir: comment vous raconter l’histoire, sans en dévoiler l’intrigue? Préserver intact, le plaisir de la découverte et du suspens en tournant les pages. Alors, je vais vous divulguer, avec parcimonie, quelques éléments du contexte et de mes intentions narratives.

Tout d’abord, le cadre. Le récit se déroule en montagne, cela pourrait être les Alpes. Le lieu exact n’est pas précisé, on pourrait dire qu’il est transfrontalier et se déploie dans un univers minéral, en altitude. Une alliance de rudesse et de beauté aux proportions extravagantes, un cadre où l’on côtoie le danger mortel et la protection surnaturelle. Un lieu où on ne triche pas, où la nature vient nous mettre à notre bonne place par la disproportion des forces en présence.

Dans cet univers, accroché au fond d’une vallée profonde, un hameau, Valcombe. Un de ces hameaux, déserté de ses habitants, relié au reste du monde par un unique ruban d’asphalte serpentant le long des parois rocheuses. Les derniers résidents à l’année se comptent sur les doigts de la main. Une veille dame, Yvette, que tout le monde appelle Mamyvette, la patriarche. Veuve et sans enfants, c’est là qu’elle veut terminer sa vie, dans sa maison, la maison de son enfance. Et c’est de plus en plus compliqué pour elle de s’accrocher à son rêve, avec le poids des ans et son cortège de petits problèmes qui rognent son autonomie.

 

Un couple a également décidé de rester vivre à Valcombe, Claude et Suzanne. Ils ont mis en place les moyens pour y parvenir. Suzanne, Suzy de son petit nom, tient l’auberge pendant la bonne saison et accueille les touristes venus découvrir ce coin de nature préservée et ce hameau resté dans son jus. Comme un voyage dans le temps. Claude s’occupe de la petite exploitation agricole, avec quelques bêtes. Ils écoulent leur production laitière à l’auberge et à la coopérative. Ils vivent simplement, sans rouler sur l’or, mais en mesurant le privilège de pouvoir vivre comme ils l’ont choisi. Un dernier habitant est venu compléter cette petite communauté, depuis peu de temps. Samuel, ça fait trois ans qu’il a emménagé dans un des chalets à l’écart du centre. Discret, mais plutôt sympathique, il trimballe une aura de mystère. Qui est-il? Que fait-il?

Mais, cet été, le plus pourri que l’on ait jamais connu, les masques vont se fissurer et les vérités, comme les gouttes de pluie, vont venir se briser sur les rochers. Après des jours et des jours d’averses, la terre tremble, la montagne se craquelle à maints endroits. Le sol gorgé d’eau et les ruissellements ininterrompus amplifient le phénomène et emportent avec eux la seule voie d’accès carrossable. C’est l’état d’urgence à Valcombe et là, tout bascule, ou reprend sa place véritable, suivant les points de vue. C’est ce moment que vivent nos personnages, confrontés à des événements qui les dépassent, ils doivent se positionner, décider et donc se révéler. Appeler les secours, oui, mais plus de courant, plus de téléphone. Il faut quitter Valcombe et monter là-haut, capter du réseau mobile. Les relations entre eux vont dévoiler les tensions et mettre en lumière le rôle joué par Yvette dans la venue de Samuel à Valcombe et son passé trouble qui le met mal à l’aise avec la venue probable des autorités. Cette nuit en montagne, nuit de tous les dangers, combinaison d’événements heureux et malheureux, va venir à chacun, montrer sa voie et donner une nouvelle courbure à son destin. Au petit matin, sous un ciel sans nuages, les événements se précipitent et déterminent de façon inéluctable l’avenir de chacun.

Tout cela et le reste, à découvrir au fil des pages.

Les premières planches

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Le livre

Le format, 22cm x 30cm, ±80 pages (c'est le minimum, mais je me donne la possibilité de développer d'avantage le récit), couverture souple, avec rabats.

La parution est prévue en fin 2019, si tout se déroule suivant le plan, pour le mois de décembre.